Pharmaciens, médecins : premières sentinelles du système de santé

Nos systèmes de santé reposent sur deux piliers :

  • le savoir-faire des professionnels de santé qui l’animent (médecins, pharmaciens, infirmiers, répartiteurs, industriels, etc.) ;
  • la confiance des patients qui remettent leur santé et leur vie entre leurs mains.

Fragiliser le premier, le second vacille et l’édifice complet tangue.

Or, voilà précisément ce que font les trafiquants de faux médicaments : discréditer le savoir-faire des professionnels de santé pour saper les fondements de la confiance. En pénétrant la forteresse de nos systèmes de santé par la ruse, le mensonge et la duperie, les produits falsifiés de ces délinquants circulent ensuite librement dans cette zone où la confiance règne en maître, ce qui leur facilite la tâche.

Voilà pourquoi les professionnels de santé sont les sentinelles de tout système de santé : il en va de la vie de ceux qui ont foi en eux autant que de leur crédibilité.

Une vigilance quotidienne et plurielle

L’IRACM n’a de cesse de rappeler cette vérité : cette responsabilité partagée entre tous les acteurs de nos systèmes de santé est surtout la responsabilité de chacun. Ici, elle ne se dilue pas dans le nombre. Parce qu’ils exercent leur sens de la responsabilité dans l’exercice quotidien de leur métier, les personnels de santé sont formés, où qu’ils soient, à cette vigilance. Elle doit s’exprimer sous plusieurs formes :

  1. Une veille « technique » : en présence d’un médicament, pharmaciens et médecins doivent être vigilants sur tous les éléments qui peuvent révélés la présence d’une contrefaçon : une modification de l’aspect d’un médicament (taille, couleur, de forme, goût), de sa texture (par exemple, comprimés plus friables), de son packaging, la présence d’un effet indésirable inhabituel ou l’absence d’efficacité d’un traitement. Ils sont invités également à connaître et à vérifier régulièrement les dispositifs de traçabilité et les procédés d’authentification des produits de santé mis en place (datamatrix, marquage RFID, hologrammes, etc.).
  1. Un relais de sensibilisation : Individuellement, jour après jour, les professionnels de santé ont autorité pour informer les patients quant à la réalité de la menace liée aux médicaments falsifiés. Ils ont mission de les alerter aussi sur les risques qu’ils prendraient à acheter les traitements prescrits dans des pharmacies n’appartenant pas au réseau de distribution autorisé.
  1. Un devoir d’information : Comme dans tous les autres domaines liés à l’exercice de leur métier, les professionnels de santé sont invités à s’informer régulièrement sur la sécurité du système de santé, ses failles éventuelles et les moyens mis à leur disposition pour contribuer à optimiser sa fiabilité.

Cette rubrique de notre site a vocation à vous aider spécifiquement dans chacune de ces tâches. Elle aborde les aspects théoriques (définitions, loi anti-contrefaçon, etc.),  et pratiques (e-pharmacies, importations parallèles, etc.) touchant à la question de la falsification des médicaments et produits de santé. Elle fait le point sur les outils technologiques permettant d’endiguer ce trafic.

Cette partie a été rédigée à votre attention. Visitez-la régulièrement.