Opération D’Interception : une necessite POUR LUTTER CONTRE LA PROLIFERATION DE CONTREFACONS DE MEDICAMENTS EN AFRIQUE

L’IRACM et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) s’emploient depuis trois années consécutives à organiser des opérations douanières d’envergure pour lutter contre le trafic de médicaments contrefaits et illicites en Afrique. Cette région est l’une des plus touchée dans le monde et les résultats des trois opérations Vice-Grips 2, Biyela 1 et Biyela 2 ont montré des résultats motivants.

Le trafic considérable de médicaments illicites et contrefaits en Afrique est en aggravation constante

Comme pour toutes les activités illégales, il est particulièrement difficile d’estimer avec précision l’ampleur du trafic de faux médicaments. Cependant, à travers le prisme de trois années de coopération entre l’Organisation mondiale des douanes et l’Institut International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments, il est possible de proposer une photographie partielle de l’évolution de ce trafic dans plusieurs pays d’Afrique.

Ainsi, en un peu plus de trois années de partenariat, les trois opérations menées dans les grands ports maritimes d’Afrique (Vice Grips 2, Biyela 1 et Biyela 2) ont permis l’interception de près de 756 millions de produits pharmaceutiques illicites  et/ou contrefaits, d’une valeur estimée à plus de 370 millions de dollars US, et leur blocage aux portes du continent.

La fréquence des cas et le volume des lots interceptés par les douaniers, l’élargissement des gammes de produits pharmaceutiques contrefaits pouvant aller de l’antitussif aux antidiabétiques, en passant par les contraceptifs ou les antibiotiques, la « qualité » des contrefaçons, l’évolution des techniques de fraude et des routes du trafic : autant d’indicateurs en cours d’analyse et qui tendent à démontrer que, loin de faiblir, le trafic de faux médicaments est en progression continuelle.

« Ce type d’actions douanières est primordial. Les douanes sont le premier rempart contre l’invasion des médicaments contrefaits, mais le combat doit se jouer également à d’autres niveaux : judiciaire et législatif notamment. Nous avons à faire à des voyous, des mafieux, des trafiquants sans scrupules. Il est impératif que l’ensemble des autorités nationales et internationales en prennent enfin conscience et se mobilisent pour protéger la vie des patients.» déclare Bernard Leroy, Directeur de l’IRACM.

 

Une guerre contre le trafic de faux médicaments : le combat ne s’arrête pas aux frontières

Comme toutes les activités criminelles, le trafic de contrefaçons de médicaments s’enracine là où le terrain est le plus propice : appareils législatifs inadaptés, entraide judiciaire inexistante, populations mal informées, pénurie de médicaments, complexité des chaînes d’approvisionnement, manque de structures de régulation et de moyens de contrôle, corruption, etc.  Autant de facteurs qui font que l’action aux frontières, seule, ne peut venir à bout d’un tel fléau.

L’Institut International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (IRACM) travaille activement sur la mise au point de lois modèles destinées à aider les Etats à remonter les filières, punir les trafiquants, saisir leurs avoirs, et ainsi à mieux combattre le trafic de faux médicaments.

Télécharger les documents :

Bilan des 3 années de collaboration entre l’IRACM et l’OMD