France : L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde contre les produits disponibles sur Internet vendus comme des remèdes contre le COVID-19

L’ANSM alerte dans un communiqué sur la dangerosité d’acheter des médicaments en ligne sur des sites non officiels. Elle pointe du doigt certains produits à base de plantes, notamment l’Artemisia annua vendue sous forme de plante sèche, décoction tisane ou gélules et présentée comme remède naturel contre le COVID-19. “Ces allégations sont fausses et dangereuses : elles pourraient retarder une prise en charge médicale nécessaire en cas d’infection confirmée. En effet, les produits à base d’Artemisia annua n’ont jusqu’alors pas fait la preuve de quelconques vertus thérapeutiques” ajoute l’Agence du médicament, qui rappelle que cette plante a fait l’objet du même type de message sur des vertus contre le paludisme. “Là encore, la preuve de son efficacité n’a pas été démontrée et des personnes en ayant pris ont développé des formes graves de paludisme lors d’un séjour à l’étranger. Nous avions dans ce cadre interdit à plusieurs opérateurs de commercialiser des produits contenant de l’Artemisia annua en 2015 et 2017”.

Source : www.medisite.fr

Etats-Unis : Près de 30 000 kits de test COVID-19 contrefaits saisis dans un centre DHL Express

Les agents des douanes des États-Unis ont constaté une augmentation du trafic de kits de dépistage du COVID-19 illicites à travers le pays depuis le début de la pandémie. C’est le cas des autorités de la région de Cincinnati qui ont annoncé avoir effectué 62 saisies, soit au total 29 438 kits de dépistage saisis. 52 expéditions sont toujours en attente d’examen par la FDA. Les kits avaient une valeur de plus de 550 000 $ et étaient soit contrefaits, soit non approuvés ou interdits par la FDA. « Les criminels font de la contrebande et vendent des équipements de sécurité contrefaits, des kits de test non approuvés, des médicaments et des produits d’hygiène aux particuliers », a indiqué l’agence dans son communiqué. Les agents des douanes luttent contre le problème en ciblant à la fois les importations et les exportations qui, principalement, transitent par le courrier international et les centres de fret express.

Source : www.eu.cincinnati.com

Ghana : Les craintes grandissent que le coronavirus puisse créer une «crise parallèle mortelle »

L’agence de santé du Ghana craint que le pays, avec plus de 1 500 cas de COVID-19 signalés, subisse une augmentation du trafic de médicaments falsifiés ou de qualité inférieure. La FDA a déjà saisi des désinfectants pour les mains de qualité inférieure. « L’effort actuellement fait contre la propagation de COVID-19 signifie, de fait, que l’accent est moins mis sur la surveillance de routine du marché », explique une représentante de l’agence de santé. « Cela signifie qu’il pourrait y avoir un afflux aux frontières de produits médicaux de qualité inférieure – y compris ceux pour le COVID-19. »
Des mesures telles que l’éloignement social et les restrictions restreignent également le travail que les régulateurs pourraient faire, a-t-elle ajouté. La FDA garde aussi un œil sur les publications des médias sociaux proposant des remèdes miracle. Les services de police du Ghana ont averti les gens de se méfier des offres en ligne de vaccins contre le COVID-19.

Source : www.theguardian.com

Europe : COVID_19 – Un rapport datant de mars dernier pointait du doigt l’urgence de lutter contre le commerce illicite de produits pharmaceutiques

Les récentes saisies de fausses fournitures médicales vendues comme des remèdes contre le COVID-19 mettent en lumière la nécessité de faire face à un trafic international croissant de médicaments contrefaits, affirment l’OCDE et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).
Une étude conjointe des deux organisations estime que la contrefaçon de produits pharmaceutiques représente environ 4 milliards d’euros (4,35 milliards de dollars). Elle fonde cette estimation sur les données de saisie douanière entre 2014 et 2016. Entre 2014 et 2016, 96% de toutes les saisies douanières de faux produits pharmaceutiques ont concerné des livraisons par courrier ou par courrier express, ce qui était bien supérieur à la moyenne des autres produits. Pendant la période 2014-2016, des médicaments contre des maladies graves, telles que le paludisme, le VIH/SIDA et le cancer, figuraient parmi les contrefaçons saisies. L’Inde et la Chine étaient les plus gros producteurs, ciblant principalement les économies africaines, l’Europe et les États-Unis. Singapour et Hong Kong étaient les points de transit les plus importants de la chaîne d’approvisionnement des contrefaçons. Le Yémen et l’Iran sont d’autres points de transit pertinents pour les faux produits pharmaceutiques. Le commerce est facilité par la croissance des expéditions de petits colis, qui sont plus difficiles à détecter pour les douaniers.

Source : www.euipo.europa.eu I www.securingindustry.com