ACHETER DES MEDICAMENTS SUR INTERNET ? OUI, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT !

L’IRACM lance une nouvelle campagne
pour sensibiliser le grand public sur
l’achat de 
faux médicaments sur internet

 

Janvier 2013 a marqué un tournant dans le secteur de la santé : les officines ont le droit depuis un site internet de vendre des médicaments en vente libre (OTC) et de proposer des médicaments sur ordonnance à la commande.

Un an après l’entrée en vigueur de cette nouvelle législation, 13% des français avaient déjà acheté des médicaments sur internet1.

Alors qu’1 français sur 3 souhaiterait que la législation aille plus loin et autorise la vente de médicaments sur ordonnance via internet 1, savent-ils que 62% des médicaments achetés dans le monde sur internet seraient des contrefaçons2? Acheter des médicaments sur internet est un réel avantage pour le grand public : les médicaments à portée de clics, la confidentialité et l’opportunité de comparer les prix… Cependant les acheteurs se doivent de respecter quelques principes de base pour acheter au bon endroit.

Depuis sa création en 2010, l’Institut International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (IRACM) a pour vocation de lutter contre la contrefaçon de médicaments. Son action se concentre sur la sensibilisation et un accompagnement de différents publics : les politiques, les forces de l’ordre, les professionnels de santé et le grand public ! Suite à une première campagne lancée en juillet 2015 « Le faux médicament, kézako ? », l’IRACM prend à nouveau la parole pour sensibiliser de manière ludique le grand public, avec une vidéo décalée sur le commerce de faux médicaments sur Internet. 

Une vidéo pour décomplexer et sensibiliser le grand public

Alors que la contrefaçon de médicaments représente un danger de santé publique, les français ne sont pas encore assez informés sur ce trafic. L’IRACM souhaite sensibiliser le plus grand nombre et pour ce faire il a choisi de traiter le sujet de manière humoristique, loin des discours catastrophistes, avec une vidéo virale. 

Cette dernière plonge les internautes dans le quotidien d’une famille lambda, dont différents membres achètent sur Internet des médicaments de confort pour l’amélioration de leur beauté ou de leurs performances physiques. Le scenario permet à chacun de se reconnaître dans l’un des personnages.

À l’instar de 80% des français qui recherchent des informations sur leur santé via internet 1, l’IRACM a privilégié ce média en diffusant la vidéo sur différents sites internet grand public, notamment dédiés à la santé, et les réseaux sociaux. L’Objectif ? Que le caractère viral de l’internet fasse son travail et que la vidéo soit partagée un maximum !

La vidéo « La famille Toutfaux » est le second volet de la campagne de communication, première du genre, mise en place en juillet 2015 par l’IRACM : « Le faux médicament, kézako ? ». La première action avait pour but de sensibiliser le grand public aux risques que représentent les médicaments contrefaits ou falsifiés avec : un livret d’information et de conseils, un site internet dédié, une affiche et un quiz. Ce second volet se concentre sur les risques encourus sur internet, accélérateur de ce fléau international. 

Retrouvez toutes les informations sur le site de la campagne Le faux médicament, kézako ?.

 

Où acheter des médicaments sur internet

Depuis janvier 2013, on peut acheter sur Internet des médicaments en vente libre (OTC) mais aussi commander ses médicaments avec prescriptions médicales sous réserve de les retirer au comptoir de l’officine, munis de son ordonnance. 

Il existe aujourd’hui 307 pharmacies autorisées en ligne en France, ce qui représente moins de 2% des pharmacies françaises, mais celles-ci ont déjà convaincu 13% des français qui achètent des médicaments sur internet 1. 

La meilleure solution pour se protéger des contrefaçons de médicaments sur le net est d’identifier les faux sites de pharmacie en ligne. Pour cela, si vous achetez vos médicaments sur internet, nous vous conseillons les règles suivantes : 

  • consulter la liste officielle des pharmacies françaises autorisées à vendre sur internet :  http://www.ordre.pharmacien.fr/ecommerce/search ;
  • rechercher des signes évidents : fautes d’orthographe, informations en langues étrangères, caractères étranges ;
  • identifier si des médicaments sur ordonnance sont en vente libre : cela est interdit en France ;
  • si les prix sontanormalement bas, sans aucune forme de promotion, alors le site peut être illicite ;
  • ne pas faire confiance à une adresse « .fr » : certains sites de vente de médicaments sur internet usurpent des noms de domaine à consonance française afin de tromper l’internaute ;
  • faire des achats dans des magasins liés aux chaînes d’approvisionnement légitimes.

Chiffres clés sur la contrefaçon de médicaments

  • 23% des saisies effectuées en Europe en 2012 dans le trafic postal concernaient des médicaments 3
  • 1 médicament sur 10 vendu dans le monde est probablement faux 4
  • 1er secteur de trafics illicites au monde : 10 à 20 fois plus rentable que le trafic de drogue 5
  • 77 millions de personnes en Europe ont déjà acheté des médicaments en dehors des circuits autorisés 6

Zoom sur : la Convention Médicrime, un sujet d’actualité en France

Fin 2010, le Comité des Ministres de 47 états du Conseil de l’Europe a adopté un projet de Convention ouverte : la Convention Médicrime. Il s’agit de l’unique outil international qui criminalise la fabrication et la distribution de faux produits médicaux. La convention offre un cadre de coopération internationale et des mesures destinées à améliorer la coordination des actions au niveau national.

Aujourd’hui, 26 Etats sont déjà signataires, dont la France 7. Chaque Etat se doit ensuite de rendre la loi nationale compatible. Alors que ce traité multilatéral est entré en vigueur dans 5 pays au 1er janvier 2016, un projet de loi a été adopté en France par le Sénat le 17 décembre 2015. La ratification par la France est imminente. 

L’internet, marketplace sans frontière, est aujourd’hui une opportunité pour les faussaires étrangers. Dans la lutte contre la cybercriminalité, la collaboration entre les pays, prévue dans la Convention Médicrime, ne pourra qu’améliorer la lutte contre cette menace pour la santé publique !

1 2014 – IFOP
2 Étude Alliance Européenne pour l’Accès à des Médicaments Sûrs
3 Commission européenne
4 2005 – FDA
5 2001 – World Economic Forum
6 Étude « Cracking Counterfeit Europe »
7Etat des signatures et ratifications de la Convention Médicrime

 

Lire la version en ligne du communiqué de presse
Télécharger le communiqué de presse du 15 décembre 2015

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